Soirée d’alcooliques hier soir chez ma soeur, vodka, vin et champagne, je n’avais pas bu autant depuis bien longtemps, et il faut reconnaître que c’est bien agréable.

Je ne dors pas de la nuit malgré un rendez-vous le lendemain matin première heure chez un grand joaillier, je pars à l’heure du rendez-vous et arrive radicalement décalqué, mais l’affaire semble être dans le sac, mon interlocutrice me regarde avec une certaine ironie, sous entendu « je sais bien que t’asrien sous ton sweat-shirt, d’ailleurs je sais bien que t’as pris la première fringue venue. »

Donc ça se passe bien. Maya s’est juste trompée d’immeuble, ce qui fait qu’elle ajoute cinq minutes de retard au bon quart d’heure que j’avais déjà.

Puis l’épuisant shoot Dior Homme qui dure toute la journée. La veille on a fait Jil Sander en studio, très fatiguant, on enchaîne avec des costumes sombres dans une splendide maison prêtée par une architecte d’intérieur. On fait ça à l’ancienne, polaroïd et appareil argentique, posé sur un trépied.  Je suis très désagréable sur le shoot parce que très au radar, mon diffuseur me harcèle sans raison et avec agressivité, merde.



« La vie est un banquet, il faut se lever et se servir. »

Un futur writer de la rubrique « Les Penseurs » du prochain Spring trouve cette phrase rubrique, moi elle me plaît.

Le magazine est diffusé, pas mal de retours sympathiques.

Je ne vais pas les copier/coller.

On a perdu la clé du bureau, on est enfermés dehors, comme des putains de novices. Des débutants, des amateurs. Déjeuner à l’Hôtel Costes coûte trop cher, six euros pour un café c’est un peu exagéré. La fréquentation est moyenne, avec les beaux jours les pétasses fardées ressortent comme le vert sur les arbres.

Dibal trouve que j’ai changé. Il pense que je suis devenu fou, au sens propre du terme. Peut-être…



Brand Culture

Bêtement passionnés par les marques, stupidement impressionnés par le luxe, et ridiculement fan de certains designers, nous avons consacré un numéro entier aux grandes maisons.

Proposant notre vision jeunisante de Sonia Rykiel, Marc Jacob’s, H&M, Yves Saint Laurent, Dior Homme, Eres, Longchamp, Paul Smith, Christofle, Giuseppe Zanotti, Miu Miu, Paule Ka et Hermès, nous avons joué avec les marques, sans respect, sans égards, sans que ce soit non plus à leur détriment, mais en ne cherchant à magnifier personne, s’éloignant le plus possible d’autres titres soi-disant « mode » un peu trop catalogues.

Parce qu’en réalité, et je le disais déjà dans le premier numéro de ce beau magazine, le luxe n’a aucun intérêt. Les marques sont des choses abstraites, elles portent le nom de leur fondateur et n’ont plus rien à voir avec sa personnalité une fois qu’elles sont absorbées par un grand groupe vampirisant.

La mode, le luxe, la joaillerie, les cosmétiques, c’est certes des créateurs passionnés et imaginatifs, mais c’est surtout une énorme industrie sans scrupules, mondiale et sans vision. Les barons des grands groupes ne devraient pas être décorés par leurs amis ministres. Les magazines ne devraient pas se laisser marcher dessus par leurs annonceurs. Les jeunes filles ne devraient pas croire que le dernier mascara leur ira mieux que des faux cils. Les jeunes garçons ne devraient pas s’acheter des lunettes noires à plus de soixante euros. Le luxe est un leurre, ce n’est qu’une rêverie, les gens de la publicité se répètent ça pour donner un peu de sens à leur métier, « on vend du rêve, les gens savent que ce qu’ils achètent n’est pas exactement au niveau qu’il faudrait, mais ils l’espèrent ».

C’est une spirale consommatrice haut de gamme qui a été créée pour que les gens fassent du troc à grande échelle, certains gagnent de l’argent avec ça et d’autres en dépensent, ça leur permet de bouffer, comme n’importe quel secteur d’activité.

Alors n’allez pas vous imaginer que sans Colette vous ne pourrez pas vivre, n’allez pas vous extasier devant les vitrines de Noël du Bon Marché (Rive Gauche), n’allez pas non plus baver devant le Cayenne garé en face de l’Hôtel Costes, tout ça est nul et non avenu, prenez de la hauteur et partez dans le maquis prendre un peu de repos, vous êtes jeunes et vous êtes beaux, le temps ne vous a pas encore trop abîmés, à part quelques usures dues à l’alcool, la drogue, la déprime et la cigarette, la vie est faite pour s’installer sur une plage deux mois par an avec sa love affair actuelle, pour se sentir bien, pour se sentir être, être soi même. Enfin.

Charles CONSIGNY



Parissima est trop stressée. Lanvin n’a pas suffisamment de pièces pour réaliser une série entière avec leurs grandes robes aériennes, ça la met dans un état très spécial. Finalement on fait ça avec Paul&Joe, une marque jeune, relativement accessible, relativement chic. Je déjeune avec Isabelle et Michel, de Verba Volant, il m’explique que tout ce que je lui dis peut-être jeté directement à la poubelle par son cerveau qui classe toutes les informations reçues. Un vrai ordinateur à lunettes papillon roses. Il paraît que l’édito du Spring 2 choque un peu les gens, ça m’amuse, ça devrait me faire dire que c’est peut-être mauvais pour la pub, peu importe. J’ai trouvé – enfin – une nouvelle stagiaire, plutôt trendy, mais qui passe une partie de son temps en cours. Je ne sais pas si je vais continuer ce blog, c’est un peu… un peu nul.



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