Classé sous Non classé par charlesconsigny | 4 commentaires
Aujourd’hui et dimanche, c’était bel et bien l’absence de jour. Le blanc à Paris est comme les couleurs dans une machine à laver le linge : il déteint.Un fragment amoureux m’avait donné de l’énergie il y a peu, la défragmentation m’a bouffé et m’a fait perdre ces effluves positives, je suis maintenant en pilote automatique. Rendez-vous comptable, rendez-vous photographes, rendez-vous stagiaires, rendez-vous publicité, rendez-vous presse, rendez-vous banque, rendez-vous évènementiel, rendez-vous partenariat, rendez-vous journalistes, j’enchaîne comme une moissonneuse batteuse sans conducteur, Charles Consigny ou la ligne 14. L’alcool que j’avais joyeux depuis l’été, et pendant l’été par périodes, est devenu bien triste, ça s’est vu ce week-end et me voilà démasqué, alors que j’étais pourtant bien déguisé. On peut relativiser des factures d’imprimeur, le harcèlement moral de certains anciens collaborateurs, on peut relativiser les kilos qu’on prend, le chagrin trop visible de gens qu’on aime, on peut tout relativiser sauf l’absence de son regard et de sa voix, surtout quand la situation est confuse, hypocrite, schizophrène et déviante. Le fragment amoureux était bien parti, il est devenu, en peu temps et par la seule volonté d’un être perdu dans les méandres de ses désirs meurtris, une histoire difficile, pénible, une perte de temps, et il est bien possible que l’histoire ne soit plus, tuée dans l’œuf, avortée.
C’est dans ces moments là que l’on se rend compte que les mœurs ne sont pas encore pleinement libérés, la société sclérosée sclérose les esprits des gens les plus intelligents, qui par la brutalité des autres se retrouvent contrits, muselés, et entraînés vers des modes d’évasion qui ne sont qu’autodestruction, surconsommer acides, ecstasy, MDMA, cocaïne et cannabis avec la plus grande régularité, histoire de penser à autre chose, histoire d’oublier pour quelques temps qui l’on est, pour qu’on n’ait jamais à le déclamer, et que jamais les autres ne l’apprennent. Je le plains plus que moi.
Classé sous Non classé par charlesconsigny | 1 commentaire
Demain nous tournons le pilote..
Aujourd’hui nous avons eu un très bon contact avec les équipes de Faith.
Hier j’ai pris un verre avec un ami d’assez longue date, c’était très sympathique.
Ce soir il y a un grand événement Persol au Palais de Tokyo.
Demain des trucs d’art contemporain auxquels je ne comprends rien.
Mon appartement est chauffé, il y a de l’électricité, de l’eau courante, et même une cheminée qui marche. L’appartement en question est grand et il est super bien placé.
A part quelques soucis techniques, le magazine est en train d’être imprimé.
A part quelques dettes importantes, je ne suis pas à la rue.
Il paraît que je chante bien. J’ai pris rendez-vous pour un cours, demain.
Mes amis sont des gens intelligents, spirituels et drôles.
Formidable.
Classé sous Non classé par charlesconsigny | 0 commentaires
Difficile de savoir ce que les gens ont dans le crâne. On rencontre quelqu’un, on le découvre, lentement, s’il arrive qu’on lui porte un peu plus d’intérêt qu’à la masse, on le scrute, on le sonde, voire on l’épie. On interprète tous ses faits et gestes, on cherche son regard, on tente d’y lire quelque chose. On le questionne, discrètement, on pose des questions qui en cachent d’autres, on obtient des réponses qui sont peut-être des messages, ou pas. Et puis au bout d’un certain et d’un certain travail, presque d’investigation, on croit connaître ce quelqu’un. Si ce qu’on a appris va dans le sens de ce que l’on attendait, bonheur. On croit connaître ce quelqu’un, on croit lire dans ses rétines comme dans un livre avec plus d’images que de texte, mais ce qu’on ne savait peut-être pas c’est que les images sont parfois infiniment plus mystérieuses que les phrases. Alors on croyait connaître, et d’un instant à l’autre, tout s’effondre comme un château de cartes bâti entre deux bourrasques. Et là, malheur, et là, déception, et là, on est perdu dans tous les sens du terme, pour un temps, ou pour toujours.
Et on attend bêtement les prochains signes, qu’on interprètera, avec ou sans victoire, comme au début.
Classé sous Non classé par charlesconsigny | 2 commentaires
Classé sous Non classé par charlesconsigny | 0 commentaires
Un homme qui ne connaît pas la mer ne peut qu’imaginer
Métaphore de la vie, ou bien de l’existence
L’immensité bleue verte, qui est parfois très belle, et parfois terrifiante, mais bien souvent, les deux.
S’éloigner de la côte comme s’éloigner des autres
Pour mieux les retrouver
Loin de la petitesse des sentiments urbains
Loin des petits tracas, et loin des gros chagrins
Sans penser qu’il navigue, tout n’est réflexion, et spiritualité
Une solitude contre une autre
Et de la préférer.
Classé sous Non classé par charlesconsigny | 0 commentaires
Quand l’inconscient des gens finit par les trahir, c’est écrit dans leurs yeux.
Et quand dans la rétine naît l’envie d’en finir, c’est que sur l’âme, il pleut.
L’homme est désespéré et n’attend plus de miracle
L’humanité entière converse manucure
Jamais je ne ferai la profession d’oracle
Mais j’ai trouvé l’issue : un flacon de cyanure.
Classé sous Non classé par charlesconsigny | 0 commentaires