Faut-il lutter contre les discriminations ?

Le journal Libération, dans son édition du 25 juillet dernier, publie un article dont il a le secret, titré « Discriminés, restez groupés ! ». Il s’agit d’expliquer, un peu comme l’aurait fait le Parti socialiste lui-même, les deux propositions de loi déposées à l’Assemblée nationale par le député PS Razzy Hammadi, et au Sénat par la sénatrice EELV Esther Benbassa, lesquelles visent à permettre aux victimes de discriminations de déposer une « class action ». Le projet émane d’une association baptisée République et Diversité, dont le président, Louis-Georges Tin, signe une tribune dans la même édition du journal. Libération est un tract.

On aurait tort de se désintéresser de cette agitation parlementaire : les gens sont en train de tout casser. Le seul mot qu’a la gauche à la bouche, son seul argument, la justification-massue de toutes ses erreurs, de toute sa haine, de toute sa bêtise et de sa grande indigence, c’est l’égalité. Elle la brandit à tout propos, dès qu’on l’attaque, dès qu’on met en doute sa capacité à prendre les mesures utiles, dès qu’on souligne que seule l’idéologie l’anime. Or l’égalité au sens où ces gens l’entendent est une chose horrible.

Prendre garde à ne pas étouffer les rêveurs

L’égalité des droits, oui, l’égalité devant la loi, devant l’impôt, oui, mais pas cette égalité égalitaire morbide, qui ne peut être que le nivellement par le bas (et qui n’a été que ça jusqu’à présent). Ce n’est pas une société égalitaire qui a fait le raffinement français. Ce n’est pas une société égalitaire qui a fait nos grandes oeuvres. Ce n’est pas une société égalitaire qui a fait notre puissance militaire. Je suis favorable à un certain équilibre, à une forme de redistribution, et même à une redistribution opérée par la logistique étatique, à ce que le fossé qui sépare les plus riches des plus pauvres ne soit pas aussi important qu’aujourd’hui, car je ne crois pas que ceux qui ont gagné beaucoup d’argent doivent être exemptés de toute ponction, car les riches le sont souvent par malice, par ruse, voire par malhonnêteté, donc pas seulement par talent, pas seulement en raison d’un apport majeur à leur pays, leur société, à la culture ou à l’humanité qui les placerait sur quelque olympe. Quelqu’un qui fait fortune avec des émissions de télé-réalité mérite une bonne taxe à 75 %, dont le fruit servira à financer la recherche scientifique ou l’école des Beaux-Arts. Mais l’objectif d’un tel système ne doit pas être ce que la « gauche de la gauche », c’est-à-dire le diable, appelle l’égalité « réelle », car sinon, c’est la fin du dépassement de soi, la fin du travail, de l’inventivité, du rêve. L’État doit prendre garde à ne pas étouffer les rêveurs ni à opprimer les travailleurs, et c’est ce que, actionné par les socialistes, il est en train de faire. La liberté est plus sacrée que l’égalité.

L’égalité, c’est ce qui va faire entrer la gestation pour autrui, c’est-à-dire les mères porteuses, c’est-à-dire le retour à l’esclavage, dans le droit français. C’est au nom de ce principe que l’Europe nous imposera ce cauchemar.

Discriminer, c’est choisir

Si l’on est attaché à la liberté, il faut être pour la discrimination. Discriminer, c’est choisir. Mme Benbassa affirme que l’ambition de sa proposition de loi est de « permettre la mise en cause des entreprises qui pratiquent la discrimination de manière systématique ». Mais pourquoi ne pourraient-elles pas le faire ? Qu’est-ce que le législateur vient faire là ? Mme Benbassa, souvent abusivement présentée comme historienne, a-t-elle déjà eu à diriger une entreprise ? Sait-elle ce qu’il faut de courage, de vision, de force et d’énergie pour supporter une telle tâche ? À cause de gens comme cette dame, les PME françaises doivent faire face, en plus de leur métier premier, à un champ de ronces normatives et à la spoliation fiscale. N’en rajoutons pas.

Je me souviens d’une affaire où un restaurant gastronomique avait été condamné, jusqu’en cassation, pour avoir licencié l’un de ses serveurs au motif que celui-ci refusait de retirer sa boucle d’oreille. Le chef estimait qu’un tel accoutrement cadrait mal avec la vocation des lieux, mais les juges ont décidé qu’il y avait discrimination au regard de l’égalité hommes-femmes. C’est à ce genre d’absurdité que les lois de la gauche aboutissent (pour ne prendre qu’un exemple doux).

Il s’agit aussi, d’après les parlementaires sus-cités, de lutter contre la « discrimination indirecte », concept délirant défini comme le « résultat de pratiques en apparence neutres, mais qui désavantagent une catégorie de personnes », par exemple les « réunions à 19 heures ». Cette nouvelle marotte du droit social, déjà intégrée au Code du travail, fait un peu penser à l’impôt sur l’absence de revenus théorisé par les socialistes (vous possédez un bien immobilier, vous ne le louez pas, donc vous pourriez gagner une certaine somme, mais vous ne le faites pas, on vous taxe comme si vous louiez). De ces créativités législatives et fiscales, les Français pourraient se passer – elles montrent simplement que nos parlementaires s’ennuient.

La grande revanche des frustrés

La marque Abercrombie & Fitch, qui a fait une partie de sa renommée grâce à la composition de son personnel (exclusivement jeunes et beaux), est actuellement embêtée par la justice française, pour discrimination. Mais si cette marque ne veut que des vendeurs jeunes et beaux, pourquoi ne pas la laisser faire ? Va-t-on demander aux créateurs de mode de faire défiler n’importe qui au prétexte que leur mode de recrutement serait discriminant ? Si les clients sont contents d’être accueillis par des mannequins dans leurs magasins de vêtements, pourquoi leur enlever ce plaisir ? Parce que les socialistes sont contre la beauté et la jeunesse, parce que la beauté et la jeunesse ne peuvent, par définition, être également répartis, et parce que les socialistes sont hostiles à toute forme de succès commercial, parce que ça leur échappe, parce qu’ils savent qu’ils seraient bien incapables d’en être à l’origine. La gauche au pouvoir, c’est la grande revanche des frustrés.

M. Tin conclut sa tribune par ces mots grandiloquents : « Est venu le moment de faire avancer l’égalité républicaine. » Moi, je dis que nous n’avons que trop d’égalité républicaine, que ce mot n’amène que la bassesse, la jalousie et la paresse. Il suffit, de toute façon, de s’attarder sur les signataires de l’appel : Banlieue citoyenne, Cran, Indivisibles, Terra Nova, chères associations subventionnées dont les membres feraient mieux d’aller travailler au lieu d’embêter ceux qui le font.



Moines trappistes

La grande musicienne Sade pourrait chanter encore « Why can’t we live together ». Comme c’est triste de lire ce qui se passe à Trappes.Et comme sont navrantes, tellement attendues qu’on aurait pu les écrire à l’avance, les réactions politiques. Chacun campe son rôle, surtout le ministre de l’Intérieur, Anakin Skywalker d’un Sarkozy qui doit éprouver pour lui des sentiments mêlés. La presse, comme d’habitude, s’est vautrée. Tout ce que Le Monde a trouvé à titrer, c’est l’islamophobie. Cela se passe de commentaire. On peut simplement se laisser consterner par ce qui a eu lieu à Trappes, considérer que l’islam quand il est radical est fou, comme n’importe quel dogme sans nuance dont les adeptes le sont trop. On peut pousser un peu et affirmer que de cela en France nous ne voulons pas, que tous ceux qui aiment ce pays ne peuvent y accepter de tels comportements.

Échec de l’État et de la laïcité

Peut-être est-ce dû à un manque d’organisation, mais on déplorera d’avoir peu entendu les représentants de l’islam normal, cool, peace. Il serait bon que la condamnation soit vraiment unanime – pour l’instant, ça a été Demorand contre Geoffroy Didier, ce qui n’est pas exactement à la gloire du débat intellectuel français. Il y avait tout de même 400 personnes à l’assaut du commissariat de Trappes. Ça fait beaucoup de monde, plus que ce qu’on imagine en entendant Les Inrockuptibles évoquer systématiquement des « actes isolés », des « épiphénomènes », des « minorités de minorités », etc.

Que plusieurs centaines de personnes viennent attaquer un commissariat parce que des policiers ont voulu faire respecter une loi allant à l’encontre d’une coutume religieuse, c’est très grave, cela révèle une situation pourrie, un échec de l’État et de la conception française du « vivre-ensemble » et de la laïcité, différente de celle qui prédomine en Occident. Les Anglo-Saxons considèrent que cette conception-là est liberticide, ce qui est risible quand on voit la perte croissante de liberté qui sévit aux États-Unis. Là aussi, les Français ont raison de se battre contre l’hégémonie culturelle américaine et de refuser le communautarisme, car le communautarisme, c’est, ne craignons pas l’expression, la mort des identités nationales. La France a le droit de dire qu’à Rome on fait comme les Romains.

Assiste-t-on à la chute de Rome ?

Peut-être est-ce une chimère. La peur du racisme (ou de son accusation) est telle que nombreux sont ceux qui considèrent déjà, au nom d’une conception excessive de l’hospitalité, pleine de haine de soi, de craintes des réactions de l’autre et de méconnaissance de l’Histoire, qu’on peut très bien faire à Rome comme à Alger, Bamako, Canton ou Delhi. Mais alors ce n’est plus Rome, et c’est bientôt sa chute.

Ça n’est pas parce que le combat semble perdu d’avance qu’il ne faut pas le mener. Tous ceux qui estiment que, en fait d’être en retard, la France est l’une des dernières places fortes de résistance à la dissolution culturelle globalisée, et qui souhaitent qu’elle le reste, doivent condamner, sans ambiguïté, sans « mais », sans condition, ce qui a eu lieu à Trappes – les juges, au premier chef.



Mensonge d’Etat

Impossible de me souvenir où le très regretté Philippe Muray a écrit que « la terreur de retomber dans l’animalité, ce qui a fait l’histoire, s’est dissipée ». Muray était, hélas, perspicace, et l’ensauvagement partout se déploie, devenant l’un des grands maux à soigner dans notre époque tremblante. Cela va de la pénible fanfare qui m’oblige à fermer ma fenêtre aux viols collectifs dont l’Inde est de nouveau le théâtre. Quelques images sont arrivées jusqu’ici, je ne les décrirai pas, le plus impressionnant, c’étaient les cris.

Nous avons été contraints d’apprendre qu’il y avait bien eu, contrairement à ce qu’avaient affirmé toutes nos autorités publiques,des « vols » et des « caillassages » après le déraillement du Paris-Limoges à Brétigny. Lors des faits, quand certains sites internet avaient relayé ces informations, j’ai d’abord été horrifié, mais pas surpris, et finalement rassuré en entendant les voix officielles démentir ce que j’ai alors pris pour des rumeurs venues de l’extrême droite. J’ai pensé que, tout de même, on n’en était pas là.

« Faire le jeu du Front national« 

Si les médias font leur travail, nous sommes au début d’un gigantesque scandale. Bien sûr, et malheureusement, mais depuis longtemps, la population est habituée à ce que ses gouvernants lui mentent. La sociologie est presque depuis sa création une science de la désinformation et la propagande de gauche tourne à plein régime, des manuels scolaires jusqu’aux campagnes d’affichage qui nous enseignent actuellement, sans qu’on n’ait rien demandé, qu’ »un Français sur quatre est issu de l’immigration » (c’est écrit en très gros sous les abribus). Pourquoi nous asséner ça ? Qui vise-t-on ? Le Dupont Lajoie lepéniste, moulin d’un Parti socialiste Don Quichotte ? À quelle culpabilité renvoie-t-on ceux chez qui l’immigration de masse pose question ? Quel débat veut-on clore ? Il faudrait demander au comité central.

Quand j’ai parlé, dans un édito récent, des « barbares de Grigny », j’ai eu droit à des réactions assez violentes. On m’a accusé de « faire le jeu du Front national », une expression qui va finir par entrer dans le dictionnaire, voire d’en adopter carrément le discours. Mais on ne m’a pas dit que ce que je disais n’était pas vrai. Comme le souligne si justement Alain Finkielkraut, « les porteurs de mauvaises nouvelles, celles qui ne sont pas conformes à l’esprit du temps, s’exposent à de très dures représailles ». Il y a une certaine gauche, aujourd’hui, qui est tellement atteinte idéologiquement (atteinte, oui, car l’idéologie est un mal, c’est la négation du doute) qu’elle sombre dans le négationnisme. Quand quelque chose ne correspond pas à sa grille de lecture du monde, elle affirme que ça n’existe pas et lapide en place publique quiconque oserait dissiper le rideau de fumée qu’elle s’époumone à dresser.

Les barbares sont dans la cité

Avant 2012, l’opposition et le système médiatique se chargeaient de nous empêcher de voir ce qu’on voyait. Maintenant que France Inter dirige la France, les ressemblances avec l’ère soviétique se font troublantes, et les ministères font directement oeuvre de propagande. On nous a menti, voilà. Le naufrage social-démocrate est tel que quand ses conséquences apparaissent trop graves, ses auteurs choisissent délibérément d’occulter la vérité (mais cela faisait un moment déjà que la gauche et le réel avaient divorcé).

La réalité des faits, qui se trouve dans le « rapport de synthèse des affaires marquantes du 10 au 16 juillet de la Direction centrale des compagnies républicaines de sécurité (DCCRS) », c’est que les barbares sont non pas à nos portes, mais dans la cité (si j’ose dire) depuis une trentaine d’années. La droite n’a pas été bien efficace, mais au moins essayait-elle de faire quelque chose et regardait-elle le problème en face. La gauche, elle, considère qu’il n’y a pas de problème, un peu comme le président lorsqu’il affirme que « la reprise est là », alors que tout le monde la cherche (il faudrait qu’il nous dise exactement où elle se trouve). Or, si rien n’est fait, les oracles vilipendés par des Inrocks aveugles auront raison, et nous aurons la guerre civile, ce qui est déjà un peu le cas. Comme dit Finkielkraut avec drôlerie, il ne s’agit pas d’annoncer toujours l’imminence de la catastrophe, car elle a déjà eu lieu.

Vous allez voir que le gouvernement ne réagira pas au scandale. Il éludera. Sa parole est désormais totalement disqualifiée. Elle n’avait pas grand intérêt avant, elle est maintenant inaudible. Les pouvoirs publics sont tenus par des fous.



Un si joli palais

Ce qu’il faut surtout retenir de l’intervention du président de la République en ce 14 juillet 2013, c’est que l’Élysée est un très joli petit palais. En termes d’harmonie, de symétries, de perspectives, de charme et de proportions, on est dans le top. Vingt ans que je fréquente des architectes, j’vous l’dis, là c’est l’top. Sinon, le bonhomme un peu hilare devant avec Ken et Barbie prenant des poses en face de lui, j’vois point trop qu’en dire. D’abord, il avait gardé le bouton de sa veste fermé, ce qui ne se fait guère lorsqu’on est assis. Passons. Il était étrange, ce type, avec sa voix absente, comme s’il ne voulait pas donner trop d’appui à son propos, de peur qu’on ne croie ce qu’il raconte ou que l’on espère quelque chose, encore, de lui, qu’on ne le prenne pour un vrai détenteur de pouvoir et pas pour ce qu’il cherche à tout prix à être, un fantôme.

Pourtant concentré dans une religiosité toute républicaine pour l’écouter, l’oreille même tendue, l’esprit alerte, et sans que rien ne vienne troubler la cérémonie, et n’ayant pas bu de pastis ni avant ni pendant ni la veille, j’ai oublié instantanément tout ce qu’il racontait. On est, face à la langue boisée hollandaise, comme un poisson rouge qui ne se souvient plus qu’il vient de faire le tour de son bocal quand il en refait un énième. Chaque intervention du président transforme le pays en gigantesque aquarium hébété.

Deux-trois petites choses ont retenu un bout de mon attention. D’abord son air débonnaire, qui fait du président un personnage assez comique, comme si le capitaine du Titanic se poilait pendant le naufrage. Ensuite, un petit moment de dévoilement assez saisissant, quand il a expliqué avec beaucoup d’amusement que tout le monde, en France, aspirait à faire partie de la classe moyenne. Bel aveu ! Tout le socialisme est là. Le communisme ne veut que des pauvres, la rue de Solférino veut des moyens – c’est-à-dire, mais on l’a assez répété, des médiocres. Le gouvernement français oeuvre chaque jour à tous nous moyenniser. Le mariage pour tous, mais ce serait un peu gonflant de s’étendre sur le sujet, c’est un peu ça aussi, et le cauchemar fiscal est un instrument majeur de cette vaste entreprise qui consiste à ce que chacun roule en Renault Scénic.

Enfin, quand même, j’irai un peu dans le sens de Molasse Ier. Il y a, chez François Hollande, quelque chose qui fait partie de l’identité de notre pays et qui doit continuer d’en faire partie : la douceur. Même s’il est en train de tout mettre par terre, cet homme représente un aspect majeur de ce qui fait notre force. La droite, et ses électeurs, et tous les gens qui se plaignent à raison de la voracité administrative doivent entendre que la France, sa singularité dans le concert des nations, c’est aussi la Sécu, la SNCF, la Poste, l’école gratuite… Même si ce système a tendance à produire des « assistés bouffis de ressentiment et de haine », pour reprendre la formule du grand écrivain russe Andréï Makine, il faut en conserver quelque chose. Si la droite doit reprendre le pouvoir pour empêcher, peut-être in extremis, le pays de couler complètement comme un pédalo mal actionné, elle ne peut le faire en promettant un capitalisme débridé à l’américaine. Nous avons raison de snober ces Anglo-Saxons qui croient pouvoir nous donner des leçons alors qu’ils vivent au-dessus des moyens du monde. Nous avons raison de créer des liens forts avec le Brésil et l’Inde, et d’entretenir la fraternité africaine, unique, qui est la nôtre. Nous avons raison de nous méfier de la Chine, et devrions le faire plus encore.

La France peut rester ce pays qui dit que la loi du plus fort peut n’être pas forcément celle en vigueur. Nous sommes les seuls à savoir produire de la beauté, les seuls à faire autant de place à la culture et à l’art sous toutes leurs formes. Notre arrogance si agaçante aux yeux du Financial Times est justifiée. Soyons fiers d’être ce que nous sommes et de ce dont nous avons hérité. Virons l’actuel chef de l’État, mettons quelqu’un d’un peu plus calibré, mais méprisons souverainement le reste du monde, et battons-nous, car nous sommes des guerriers, pour continuer à le faire.



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