Je n’ai qu’une philosophie



Ça balance à Paris

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Les bienfaits du libéralisme

La crise financière, la démagogie et l’incapacité pour les hommes politiques d’imaginer une société où leur influence serait réduite ont eu raison, en France, de la pensée libérale. Elle est devenue inaudible. Partout, on ne parle que de taxer et de subventionner, d’encadrer, de réglementer, partout, on demande à l’État ou aux collectivités locales de prendre en charge de plus en plus de domaines, y compris ceux dont le secteur privé pourrait très bien se charger. Ce n’est pas demain qu’un candidat aux élections se fera élire avec le programme qui donna la victoire à David Cameron enAngleterre, celui d’une « big society ». Chez nous, le libéralisme économique est un gros mot, symbole de l’exploitation des pauvres par les riches, et de rien d’autre.

C’est ainsi que depuis une quarantaine d’années le poids de la puissance publique dans l’économie n’a cessé de croître, ce qu’il continuera mécaniquement à faire, puisque de plus en plus de gens seront sous la dépendance de l’État ou de ses démembrements, que ce soit pour leur emploi, leur logement, l’éducation de leurs enfants, leur santé, leurs transports, etc. Pourtant, l’histoire et les choix d’autres pays que le nôtre démontrent que, globalement, le seul modèle capable de faire en sorte que le plus grand nombre puisse accéder à un niveau de vie correct est celui du capitalisme libéral. Il a plein de défauts, il a ses mauvais côtés, il doit être corrigé, accompagné, régulé sans doute, mais il fonctionne, en tout cas du point de vue de la croissance et de l’emploi.

Avec l’imagination, on dynamise, on desserre, on recrute

Un exemple récent semble tout à fait éloquent en la matière, la guerre que se livrent les taxis et leurs concurrents en passe de leur damer le pion, les « voitures de tourisme avec chauffeur » (VTC). Import américain, ceux-ci se sont engouffrés dans la brèche juridique qui a permis, grâce à la généralisation des smartphones, de passer outre le monopole des taxis. Or, que voit-on ? Que l’éclatement de cette réglementation, qui n’est évidemment pas venu des décideurs publics mais bien d’entrepreneurs privés, a permis à la fois d’améliorer la qualité de vie dans les grandes villes, de les rendre également plus haut de gamme et donc plus attractives, et de créer de l’emploi, beaucoup d’emplois, puisqu’il faut bien des chauffeurs pour conduire ces voitures, des développeurs informatiques pour s’occuper de l’application mobile, des ouvriers pour construire les berlines, des concessionnaires pour les vendre, etc. Bien entendu, il faudra une contrepartie pour les taxis, notamment s’agissant des licences au prix exorbitant qu’ils étaient contraints d’acquérir pour exercer leur profession. Mais la démonstration n’est faite que d’un côté, avec les fers imaginés par l’État, on n’aboutit qu’à un mauvais service, des blocages et une absence de perspective de développement, tandis que de l’autre, avec l’imagination d’une start-up, on dynamise, on desserre, on recrute.

Ce qui n’aide pas les VTC, c’est qu’ils sont symboliquement antipathiques : ils plaisent à leurs clients parce qu’ils en flattent l’ego, leur permettant de se prendre pour des people ou des plus riches qu’ils ne sont vraiment. Ils polluent, ils vont contre le collectivisme, ils sont l’antithèse du transport en commun humble, modeste et solidaire. Partant, ils excitent la jalousie de ceux que ce bling-bling agace, et désactivent la politique de la plupart des municipalités qui cherchent à tous nous mettre dans des tramways. Mais comme dit Nabilla, « t’es dans ta jalousie, j’suis dans mon Jacuzzi ». Dans ce conflit entre jaloux et ambitieux, je crois qu’il faut choisir le camp des ambitieux et les laisser faire, car la France n’a que trop pâti d’envie et de rancoeur, et que trop manqué de méritants. Un peu d’Amérique en France ne pourra pas nous faire de mal.

Le million d’emplois promis par MM. Hollande et Gattaz, avec leur pacte de responsabilité qui semble plus inspiré de la corporation des taxis que de la fluidité des VTC, est peut-être à aller chercher de ce côté-là…



Le ministre s’ennuie

Najat Vallaud-Belkacem me déprime intensément. Depuis le début. Depuis que les médias me forcent à voir progresser sa carrière. Il y a des gens comme ça, dont l’écoute m’est pénible, toxique : Michel Drucker en fait aussi partie, par exemple, ou François de Closets, ou Caroline de Haas. Ce sont des personnes qui ont un effet neurodépresseur sur mon cerveau, instantané et réel. Je suis obligé de changer de chaîne, de station, de page, de regretter d’avoir arrêté de fumer.

Heureusement, François de Closets n’est pas membre du gouvernement. Caroline de Haas, militante socialo-féministe ardente, à la fois illettrée et haineuse, expiant le poids de ses frustrations et de sa nullité dans l’agression de la sphère privée des individus et le rétrécissement du débat politique à des petites questions grotesques auxquelles il ne faudrait même pas penser, est un peu membre du gouvernement, puisque Mme Vallaud-Belkacem est sa marionnette.

À travers ces personnes, c’est un peu comme si l’infernal tandem François Bégaudeau-Joy Sorman était porte-parole du gouvernement, comme si Pascale Clark était « ministre du Droit des femmes » (fallait le faire), comme si les Inrocks défendaient des propositions de loi à l’Assemblée nationale, et les défendaient à succès, puisque les idées de ces gens se transforment en effet en normes générales et impersonnelles s’appliquant à tous les citoyens français. Nul ne s’en émeut : moi, j’ai une autre idée de mon pays, de ses institutions, de son histoire et de son avenir, et j’ai le coeur serré.

Ici, la haine est puissante

Pendant que nos soldats risquent leur vie pour la France, pendant que l’industrie disparaît du territoire français, pendant que des usines ferment tous les jours, pendant que le nombre de chômeurs augmente toutes les heures et pendant que les jeunes désertent, la porte-parole du gouvernement organise des jeux-concours.

 

Elle s’en est vantée mercredi 12 février dans un tweet mettant en avant sa souriante initiative. Baptisé « égalité 2014″ et réservé aux 16-25 ans, il permet de gagner 5 000 euros grâce à des oeuvres idéologiques avec l’égalité comme thématique. Un étrange jury composé entre autres de deux dessinateurs de bande dessinée récompensera le plus fervent jeune stalinien, l’opération étant globalement financée par l’État.

 

J’avoue être un peu à court de mots pour qualifier cette bouffonnerie. Stendhal avait remarqué qu’au nom de l’égalitarisme triomphaient « l’envie, la jalousie, la haine impuissante ». Mais ici la haine est puissante ! Elle mobilise les moyens de l’État, dépense allègrement l’argent public, occupe l’espace médiatique avec comme seul objectif, au-delà de laver des cerveaux déjà bien atteints, de parader dans des pitreries totalitaires. Qu’est-ce que c’est, sinon un délire idéologique d’analphabètes qui s’ennuient ? Qui peut penser une seconde que ce concours est utile ? Qu’il entre dans les missions d’un ministre de l’organiser ? Que c’est le rôle de la puissance publique que de le prendre en charge ? Je ne veux même pas savoir combien cela lui a déjà coûté, et combien cela lui coûtera finalement, je risquerais de commettre une infraction pénale.

Quand il est revenu d’Irlande pour s’installer dans une tour du 13e arrondissement de Paris, Michel Houellebecq a déclaré : « Je suis rentré pour voir sombrer le socialisme. » Nous y sommes.



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