Simply the best

Eric Zemmour ne prend pas tellement garde aux conséquences de ses paroles et de ses écrits, ne s’inquiète pas des récupérations ni des lectures hâtives, mais la télévision ne dégorge-t-elle pas de spectacles infiniment plus lamentables et plus nocifs pour les téléspectateurs que les discours en cause ? Vaut-il mieux couper la parole à Zemmour ou à la jet-set décérébrée qui défile tous les soirs dans la seconde partie du Grand Journal ?

Les éditorialistes prennent systématiquement soin de préciser d’entrée de jeu, quand on leur parle de cette nouvelle bête du Gévaudan, qu’ils sont « en désaccord » avec lui, qu’ils « ne partagent pas du tout » ses idées, etc., obtenant des sourires satisfaits et rassurés sur leurs plateaux de télévision où se déverse toujours la même eau tiède. Or, c’est faux. Ils ne sont pas « en désaccord » avec Éric Zemmour, ils ne pensent rien des sujets qu’il aborde et n’ont rien à répondre à ses arguments. Ça n’est pas qu’ils « ne partagent pas » ses idées, c’est qu’ils n’en ont pas. Voilà où le bât blesse : parce qu’il a de la culture, parce qu’il travaille, parce qu’il connaît l’histoire et la littérature, Éric Zemmour fait ce qu’ils devraient tous faire au lieu de se vendre les uns les autres des brevets de bonne conscience à longueur de mondanités où l’on reste entre gens de bonne compagnie – j’ai moi-même été par exemple récemment excommunié d’un dîner de ce genre parce que je refusais d’obtempérer à l’ordre de mon hôte, qui me réclamait par avance que je ne fasse pas mon « sarkozyste de service » ce soir-là, rôle qu’il est vrai j’affectionne en ces terres où le socialisme est la religion officielle en même temps que le pourvoyeur de fonds. Évidemment, j’ai renoncé à participer à ces agapes totalitaires.

Zemmour et Domenach, derniers des Mohicans ?

Nicolas Domenach, peut-être forcé à cela par son interlocuteur – parfois les orateurs se hissent les uns les autres vers le haut par leurs échanges -, se défendait très bien, dans leur émission hebdomadaire, et incarnait une vraie pensée, importante et ancienne en France, de centre gauche humaniste, européen, un peu rousseauiste dans l’optimisme et la foi égalitaire. Sincère, lettré, capable de traits d’esprit piquants, il lui tenait la dragée haute, et personnellement je trouvais qu’il avait souvent raison. Sauf que Domenach fait figure d’exception dans ce milieu où tout le monde est tellement inculte, tellement hypocrite et tellement lâche. Éric Zemmour détonne parce qu’il a du courage et parce qu’il replace les événements du présent dans l’histoire, pour tenter de les interpréter au plus vrai. Or, qui fait cela aujourd’hui ? Certainement pas ses confrères. Des universitaires comme Gauchet, Badiou, Finkielkraut ou Onfray le font, et c’est sur ce ring qu’Éric Zemmour boxe en réalité. D’où le désarroi de certains journalistes qui s’émeuvent de ses raisonnements parce qu’ils ne les comprennent même pas.

Qui tient à notre longue tradition française de joutes oratoires des grands esprits doit défendre la liberté de parole d’Éric Zemmour. Nous devons refuser un paysage médiatique où ne s’exprimeraient que les chapeaux à plume bien-pensants et subventionnés. Montjoie !



Une nounou d’enfer



Il ne faut pas laisser passer l’interdiction d’Uber POP

Le gouvernement de Manuel Valls semble parfois se demander comment il pourrait être le plus lâche possible. Ce qui s’est passé lundi nous en donne un bon exemple : à peine les taxis avaient-ils annoncé qu’ils allaient bloquer Paris que, sans négocier, les autorités compétentes annonçaient l’interdiction pure et simple d’Uber POP. On aime bien les interdictions pures et simples, à gauche, où on a failli interdire purement et simplement aux gens de faire du feu dans leur cheminée, dans l’indifférence et l’apathie générales.

Cette fois, il s’agit de réprimer le fait, pour un particulier, de prendre sa voiture et de conduire d’autres particuliers, contre rétribution, où bon lui semble, et cela au prétexte que le particulier n’est pas, dans cette activité, encadré par la réglementation archaïque que subissent les taxis. Bientôt, le gouvernement pourra aussi interdire qu’on vende des meubles sur leboncoin.fr, au motif que cela constitue une concurrence déloyale à Ikea, pourquoi pas ? Et qu’on se coupe les cheveux soi-même, eu égard aux coiffeurs ?

Le droit de vivre de son travail !

Alors qu’importe l’expert qui explique que notre pays étouffe dans ses carcans réglementaires et qu’il faut, pour donner de l’air à notre économie, plutôt défaire ces chaînes que d’en inventer des nouvelles, le pouvoir en place décide d’une énième interdiction. Alors que de très nombreuses personnes sont au chômage, ou travaillent contre leur gré à temps partiel, ou peinent à vivre de leur salaire, ou cherchent à gagner de quoi vivre dignement pendant leurs études, le pouvoir en place leur interdit, purement et simplement, un moyen pourtant efficace, facile et peu contraignant de le faire.

La France, étouffée par le socialisme, devient un pays où l’on n’aura bientôt plus le droit de vivre de son travail, où l’on sera contraint et forcé d’en passer par les usines à gaz ridicules que la majorité invente à longueur d’année au Parlement, ces monstres juridiques et administratifs qui avalent l’argent des Français puis le recrachent, au terme d’intenses gaspillages, abus et détournements, à ceux qui parviennent à se frayer un chemin dans les méandres labyrinthiques des crédits d’impôt, contrats de génération, emplois d’avenir (tu parles) et autres comptes pénibilité.

Les mères de famille, les étudiants, les salariés à temps partiel, ceux qui voulaient vivre de leur travail et s’en trouvent empêchés par la volonté de quelques lâches irresponsables, sont aujourd’hui tout à fait fondés, eux aussi, au volant de leur UberPOP, à manifester ! Il en va de leur quotidien comme du symbole, car c’est la liberté qui régresse en France sous les coups de l’incurie politique !



Que vaut la loi Macron ?



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