De l’expression « Français de souche »

En France, on rase des églises, on change les jours fériés chrétiens dans les DOM-TOM pour s’adapter aux sociologies locales, on s’accuse de mener une politique d’apartheid à l’endroit des populations d’origine étrangère, et on ne parle que de ces populations, ce sont elles qui font l’objet de toutes les attentions, de toutes les études, de toutes les réflexions, on ne s’inquiète que des « communautés » et de leurs susceptibilités, et si d’aventure des gens issus de ces communautés flinguaient en un week-end une quinzaine de personnes au nom de leur religion, on s’empressera d’affirmer que les autres membres de ces communautés sont « les premières victimes » de ces meurtres et que l’on va redoubler d’ardeur pour combattre le racisme qu’elles subissent.

Il fallait voir la joie de la classe politique bien-pensante quand elle a appris que les profanateurs des tombes juives du cimetière de Sarre-Union n’étaient pas des islamistes, mais ce qu’elle s’est empressée d’appeler des « Français de souche », elle qui n’hésitait jusque-là pourtant pas à nier l’existence même d’une telle catégorie, qui correspond en passant à la majorité de la population. Le chef de l’État s’est fait remarquer par l’emploi de cette expression dans le discours qu’il a prononcé lors du dîner du Crif, comme si elle était scandaleuse, d’une part, et parce que d’autre part il ne l’avait sans doute jamais utilisée auparavant.

Parce que pour M. Hollande, il y a des Français de souche quand on peut leur reprocher quelque chose, mais pas quand une vertu est à mettre à leur crédit. On n’entendra jamais M. Hollande se féliciter que, depuis des années, les Français qu’il appelle « de souche » en faisant la grimace ont, sans rechigner, accueilli des centaines de milliers de gens et payé des impôts pour leur financer des logements, des écoles, des soins médicaux ou des moyens de transport – je ne dis pas que les nouveaux arrivants n’ont pas, eux aussi, par leur travail, participé bien plus que l’État à leur installation et à leur intégration, je dis que la France sait et a su être un formidable pays d’accueil depuis quarante ans et qu’il devient pénible d’ouïr le contraire sur toutes les antennes. On ne l’entendra pas dire cela car, au contraire, dans l’esprit des socialistes, les Français dits « de souche » sont avant tout des Dupont-Lajoie racistes et arriérés qu’il convient de dresser à coup de délits d’opinion et de concours stupides organisés par Mme Vallaud-Belkacem.

Une francophobie trop courante

Tout à son amour de la liberté, le chef de l’État a d’ailleurs annoncé qu’il souhaitait faire répondre du droit pénal, et non plus du droit de la presse, les discours antisémites, racistes, etc. Il faudra dès lors assigner rapidement les élus socialistes qui n’hésitent plus à évoquer des « ghettos de blancs » pour parler de leur politique du logement, laquelle consiste en une politique raciste visant à installer de la « diversité ethnique » partout, ce sont leurs termes. Je souhaite également bon courage aux tribunaux qui verront défiler devant eux les rappeurs dont on nous vante si souvent les mérites et qui passent leurs journées à insulter la France et ses Dupont-Lajoie, et je ne parle pas de ce qu’on peut lire sur les réseaux sociaux, où la courante francophobie ne manquera pas d’intéresser les associations antiracistes trop heureuses de justifier leurs subventions indues en déclenchant des procédures pénales.

Pour une laïcité vraiment intransigeante

Je croyais qu’on avait enfin compris que la victimisation n’aidait personne, qu’elle enfonçait les prétendues victimes dans leur marasme et dans leur fantasme, qu’elle nourrissait leur ressentiment, qu’elle préparait leur rancoeur, je me suis trompé. Après l’horreur de Charlie HebdoM. Valls a finalement conclu, dans un saisissant retournement, que la coupable, c’était la République, ne faisant pas assez, jamais assez, pour MM. Coulibaly, Kouachi et comparses. Pourtant, à en croire un professeur démissionnaire du lycée Averroès, certains élèves n’ayant pas de difficultés financières ou sociales particulières tiennent des propos antisémites quand même. Ce n’est donc pas la République ou les Dupont-Lajoie qui, par l’ostracisme qu’ils mettraient en place, font naître des sentiments d’animosité chez des jeunes.

Se développe, depuis plusieurs années, une haine de la France, de l’Occident, de la démocratie, de tout ce qui rend un pays respirable ; s’aggrave un glissement obscurantiste d’individus qui décrochent de la modernité pour se murer dans un réenchantement sombre, et ça n’est pas en se trompant de combat, comme le fait toute la classe dirigeante malgré le réel mis sous ses yeux, qu’on les ramènera vers la paix. Il n’y a certes pas de solutions miracles, mais commencer par mettre un terme à toute autoflagellation, par faire observer une laïcité vraiment intransigeante, autant qu’elle a pu l’être en 1905, et par lutter réellement contre les dérives islamistes connues des pouvoirs publics, bref, afficher une volonté nette que jamais la République française ne se soumettra à quoi que ce soit, serait un bon début.



Tirs croisés 24 février 2015

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NNFP 19 février 2015



Qui sème le vent

De l’aveu même du président de la République, la loi Macron n’était pas « la loi du siècle ». Les observateurs les plus bienveillants la décrivaient comme une loi « fourre-tout » allant dans le bon sens, c’est-à-dire celui de la modernisation de la vie économique française. Les plus à droite pointaient, quant à eux, son insuffisance, tandis que les plus à gauche l’accusaient d’être une loi libérale. Finalement, ce sera surtout une loi de la jungle obligeant Manuel Valls à recourir aux mécanismes autoritaires de la Ve République, en l’espèce, l’article 49-3 de la Constitution, qui permet au Premier ministre d’engager la responsabilité du gouvernement devant l’Assemblée nationale sur le vote d’une loi. En clair, il dit aux députés : soit vous me refusez la confiance, auquel cas, certes, vous n’avez pas la loi Macron, mais tout le gouvernement démissionne, soit vous me l’accordez, vous continuez avec ce gouvernement, mais la loi Macron est promulguée, bien qu’elle n’ait pas été votée par une majorité d’entre vous.

À coup sûr, les députés voteront la confiance, et le train brinquebalant conduit par Manuel Valls va poursuivre sa route. Nous aurons pu constater qu’il existe encore une fracture profonde entre la gauche dite sociale, à l’ancienne, et celle dite pragmatique, moderne. De mauvaises langues suggéreront que les deux sont archaïques et que le monde globalisé se gausse de ces atermoiements.

Sphinx silencieux et énigmatique

François Hollande récolte ce qu’il a semé. D’une main, flatter la chèvre au cou, cependant que de l’autre on arrose le chou, peut sans doute permettre de tenir un parti politique, mais pas la cinquième (ou sixième déjà, hélas, ou plus bas encore) puissance économique mondiale. Gouverner, c’est choisir. À quelle gauche le chef de l’État appartient-il ?

N’est pas Mitterrand qui veut : avec le quinquennat, qui plonge de facto le président de la République dans l’action au même rythme que le Premier ministre et sa majorité, il n’y a plus de sphinx silencieux et énigmatique régnant sur la nation depuis les cimes du temps et ne daignant descendre que lorsque la situation le commande. François Hollande ne peut plus louvoyer entre les différents courants de ce socialisme à la dérive : il doit avoir un dessein pour la France, il doit en informer les Français, il doit choisir, trancher, décider, ouvrir un chemin et s’y tenir. À quel modèle de société destine-t-il le pays ? Encore faudrait-il qu’il le sache lui-même.



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