Des Molenbeek en puissance



De la récupération politique

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De l’inertie du pouvoir politique

Il est devenu contreproductif de dire, comme le fait l’éditorial du Monde, que le FNest « réactionnaire », « xénophobe » et qu’il est « animé par une idéologie contraire aux valeurs de la République ». On ne sait plus ce que c’est, les valeurs de la République. On ne sait plus ce que c’est non plus que la réaction ou la xénophobie. S’inquiéter de l’expansion de l’islam radical, est-ce de la xénophobie ? Refuser l’enseignement de la théorie du genre, est-ce de la réaction ? Qui peut vraiment énumérer, sans évoquer des principes vides de sens, les valeurs de la République ?

Nous n’avons que la traduction dans les urnes de ce qu’est devenue la France, un pays qui n’a pas été réformé depuis les années 1970. Nous vivons encore sur l’héritage du général de Gaulle et des deux présidences suivantes, celle de Georges Pompidou et celle de Valéry Giscard d’Estaing, qui ont gouverné avec le souci de l’efficacité. Tous, depuis, ont eu peur de réformer, et, fait nouveau, le peuple n’est plus amnésique : il prend acte des bilans. Or Nicolas Sarkozy a suscité une immense déception, lui que l’obsession du régicide a convaincu de ne pas aller au bout du mandat que lui avaient confié 53 % d’électeurs, et François Hollande ne peut, lui, se targuer d’aucune réforme importante en dehors du mariage gay qui, à première vue, ne rencontre pas beaucoup d’externalités positives en matière économique.

Les petits arrangements entre amis font le lit du FN

Tous les privilèges, tous les chauffeurs, les commissions fantômes et les conseils inutiles, tous les passe-droits et les copinages, toutes les prébendes et les rallonges, tous les traitements, les primes, les retraites et les indemnités, toutes les subventions, les allocations, les régimes spéciaux, bref tous les privilèges publics, petits et grands, souvent indus, ont été maintenus par les différents pouvoirs qui se sont succédé depuis vingt ans, et c’est notamment contre ce laisser-aller, parce qu’il se répercute en impôts, qu’ont voté les Français. Tant que personne, à droite ou à gauche, ne se sera attaqué frontalement à ces petits arrangements entre amis, les contribuables s’éloigneront vers le seul vote qui paraît susceptible de toute mettre par terre, le FN. Ces contribuables, pourtant, devraient avoir la lucidité que les Le Pen participent aussi de ce système, eux qui vivent d’argent public depuis toujours, non sans luxe. Marion Maréchal Le Pen est, plus que quiconque, une héritière à qui l’on a offert sur un plateau une place que n’importe quel autre militant de son âge mettrait des années à conquérir. Au nom de quoi peut-elle prétendre porter la parole des « obscurs » et des « sans-grade » auquel son grand-père s’adressait naguère, avec la même hypocrisie ?

Les Français ont exprimé, aussi, leur refus complet des lubies socialistes. La gauche a ceci de singulier que, lorsqu’elle gouverne, elle ne se préoccupe pas d’obtenir des résultats : elle teste ses lubies. Les socialistes font du pédagogisme ou de la diversité, mais ne s’inquiètent pas vraiment de l’efficience de leur politique, alors même qu’ils augmentent sans vergogne les impôts sous toutes leurs formes. Or bon nombre de Français sont las du harcèlement de leur administration. Ils en ont assez d’affronter des murs réglementaires. François Hollande n’avait-il pas promis un « choc de simplification » ?

Après le 11 janvier, le peuple attendait des actes

Enfin, la droite paye sa paresse. Quel est le projet de société que portent les Républicains ? Quelles sont les dix mesures courageuses qu’ils proposent ? Organisées autour de quelle idée ? Quelle est leur idée de la France ? Ce qui avait marché en 2007, c’était la fin des discours tout faits, la franchise quitte à froisser telle ou telle catégorie de la population. C’est avec cela qu’il faut renouer. Les responsables politiques ne doivent plus avoir peur de mettre des mots sur une réalité que les gens vivent. Si on constate que le statut privilégié des fonctionnaires est dépassé, on le dit et on en change. Si on prend acte de ce que le régime des intermittents est devenu un gouffre, on le dit et on en change. Si on estime que le Code du travail est devenu trop volumineux, on le réécrit. Si on recense une part croissante de revendications communautaires dans les hôpitaux, les écoles ou les transports en commun, on agit pour y mettre un terme ! Une grande erreur contemporaine consiste à répondre à la haine et à la violence – car le vote FN est d’une certaine manière un vote haineux et violent – par des discours dégoulinants de bons sentiments au prétexte du « vivre-ensemble ». C’est comme ça que François Hollande a bassiné tout le monde pendant des semaines avec « l’esprit du 11 janvier » alors que le peuple attendait des actes, et c’est comme ça qu’il a usé jusqu’à la corde de l’émotion suscitée par les attentats du 13 novembre, glorifiant sans limite une génération qui est pourtant globalement paumée et pas très valeureuse. Ne répondons pas à un vote belliqueux par de vaines paroles de paix ! Les Français veulent de l’action, du changement, des réformes, du courage politique, pas des discours.



Génération Bataclan

La sphère médiatique peine à sortir de l’union nationale. C’est béats que les commentateurs ont accompagné le nouvel état de grâce de la gauche au pouvoir ; c’est béats qu’ils ont couvert la « COP21 » qui a conduit les pouvoirs publics à donner des consignes ridicules aux habitants d’Ile-de-France (« lundi, ne prenez ni les transports en commun ni votre voiture ; si vraiment vous tenez à aller travailler, proposez une visioconférence à votre employeur ») ; et c’est béats d’admiration devant la gauche qu’ils ont couvert d’avanies la droite lorsque celle-ci a tenté de faire entendre sa voix à l’Assemblée nationale. À entendre la plupart des journalistes parisiens, nous avons un gouvernement exemplaire.

Une gauche enténébrée

Deux mauvaises nouvelles viennent pourtant démentir cette idylle. Selon les dernières statistiques de l’Insee, nous avons atteint les 10,6 % de chômeurs, soit le plus fort taux depuis 1997. Notre voisin allemand, lui, est à 6 %… son plus bas niveau depuis 24 ans. Qu’on n’aille donc pas nous expliquer que c’est conjoncturel ou que c’est européen : c’est français, et c’est le résultat de la politique menée par le pouvoir en place.

Autre chiffre : l’OCDE nous apprend dans un récent rapport que notre pays est numéro deux mondial du taux d’imposition, derrière le Danemark, avec des recettes fiscales atteignant 45,2 % du PIB. Ceux qui ont fait croire que les socialistes allaient baisser les impôts, comme ils l’ont promis avec une mauvaise foi invraisemblable qui n’aurait pas dû tromper les médias, peuvent réécrire leurs articles. C’est la gauche la plus enténébrée qui gouverne. On pourrait décréter l’état d’urgence pour calamité publique.

Génération humiliée

François Hollande et beaucoup d’autres se sont fendus d’odes à la jeunesse, expliquant que c’est elle qui avait été touchée par les attentats, que les jeunes du Bataclan étaient désormais le visage de la France, que la nouvelle génération était notre espoir, et patati et patata. La nouvelle génération chère à M. Hollande subit et subira ces politiques irresponsables qui ont fait de la France un gigantesque ménage surendetté et saigné à blanc. Elle subit et subira les renoncements des barons de la chose publique qui, pour quelques fromages, ont laissé sciemment le pays s’effondrer.

Elle subit d’ores et déjà mille permanentes humiliations, du logement au salaire, que diverses allocations ou emplois dits d’avenir n’épongent pas une seconde. D’ailleurs, la jeunesse la plus opiniâtre (mais pas la plus patriote) ne s’y trompe pas, elle qui émigre vers des terres libérales comme l’Angleterre ou les États-Unis, que les socialistes au pouvoir passent pourtant leur temps à décrire comme des enfers en vantant nos systèmes de santé, d’indemnisation du chômage ou d’éducation comme si nous n’étions pas dans tous ces domaines dépassés par de nombreux pays depuis longtemps.

Une grandiloquence vide de sens

Il ne sert à rien d’être grandiloquent dans les discours si on ne fait rien. « Mobiliser tous les acteurs de la communauté éducative », parler du « devenir citoyen » des jeunes ou de notre capacité à « faire France », des « valeurs de la République » ou du sacro-saint « Padamalgam » (sans doute un nouveau médicament des laboratoires Servier ?), outre la laideur de la langue, est parfaitement vide de sens et la droite a loupé une belle occasion de faire entendre, à l’occasion des élections régionales, un autre son de cloche.

Disons les choses clairement : il y a en France un réel appétit pour le changement, et ce changement passe par un grand vent de liberté. Cela ne fera pas plaisir aux militants associatifs plus ou moins liés au Parti socialiste, ni aux journalistes fonctionnarisés plus ou moins liés au Parti socialiste, ni aux syndicalistes plus ou moins…, ni aux intermittents, etc., mais c’est chaque jour plus urgent et c’est chaque jour que nous constatons l’incroyable lourdeur que cause en France la mainmise de quelques insignifiants énarques sur l’État.



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