Une taupe chez SPRING

SPRING # 2

Idées en vrac : rajouter dans l’Ours les noms des contributeurs ; Ne faire que des natures mortes pour les shoppings ; Ecrire un édito de 3 pages ; Prendre une page entière pour le titre de la série ; Passer à 120 pages ; Faire au moins une série de mode en studio, à pure vocation de shopping et remerciements annonceurs ou futurs annonceurs ; Peut-être faire les pages shopping (en nature morte) par couleurs, ou par chose (que des sacs, que des chaussures, que des lunettes, que des bougies etc…) ; Shooter ses natures mortes nous-mêmes ; Essayer le logo et les textes de la couv en blanc, sur fond gris ou coloré.

Premières idées de ligne éditoriale :

Le vrai/faux :
-    le vrai luxe, le faux luxe, le luxe matériel, le luxe immatériel ;
-    une série de joaillerie (déjà prévue avec Gizard) mélangeant éventuellement des bijoux en toc avec de la haute joaillerie, sinon que de la haute joaillerie, portée par des mannequins en plastic ;
-    à l’inverse, mettre des vraies mannequins dans des vitrines. Daphnée a un photographe habitué à ce genre de travail ;
-    peut-être une petite enquête sur la contrefaçon ;
-    culture : la vraie littérature, la littérature de gare, la littérature moderne, la fausse littérature moderne ;
-    art : faire une itw de qqn que je connais et qui est spécialisé dans la reproduction de tableaux de maître. Il vend aux hôtels de luxe, aux restaurants etc, mais aussi à des particuliers. Plus qu’une dénonciation, une idée shopping ;
-    la chirurgie esthétique ;
-    prévoir des interviews de figures du luxe ou de la mode, les opposer à d’autres interviews de managers de Zara, H&M et autres marques basses de gamme qui habillent les mêmes modeuses que Chloé ou Prada



Orange

Journal de bord du vendredi 7 décembre 2007

Remise des éléments hier à l’imprimeur. Beaucoup, beaucoup, beaucoup de problèmes techniques. N’abordons pas les sujets qui fâchent.
Les cartons d’invitation viennent de partir pour la soirée du 13 décembre. Ils sont nominatifs, ce qui implique que la dure tâche de remplir chacun d’eux, ainsi que les enveloppes, nous a été incombée. Basses œuvres. Un café ce matin avec Daphnée et Pierre, le directeur commercial du magazine Palace. L’idée était de négocier la diffusion de Spring dans les Costes, qui n’était pas encore absolument radicalement totalement validée. Il nous apprend qu’il n’a absolument pas le pouvoir de prendre ce genre de décision, et que nous devons nous en remettre à Jean-Louis Costes himself, autant dire prendre contact directement avec le dalaï lama. Déjeuner avec Daphnée, des idées nous viennent, faire le prochain numéro sur le thème du « vrai/faux » : des séries de modes avec des vêtements portés par des mannequins en plastic, des vraies mannequins dans des vitrines, la chirurgie esthétique, le toque, et tout le reste. Joy passe dans la soirée, au bord du gouffre, elle passe des coups de fils futiles à ses copines, il est question de mecs, d’épilation, de mails, de facebook, de gens qui achètent des chiens, des ex de ses mecs, des ex de ses ex, et ainsi de suite. La conversation semble l’enchanter. Rdv dans une demi-heure avec les gérants du BC, je vais aller leur annoncer avec un grand sourire que si nous avons des sponsors vodka et whisky, nous n’avons toujours rien en champagne ☺ !
Chez SPRING on préfère les drogues dures.



Coco


Déjà le 3… J’ai quasiment des sueurs froides rien que d’écrire cette date.
Aujourd’hui on a un peu travaillé. La soirée de lancement du number one de Spring aura lieu le 13 décembre, au BC, comprenez Black Calavados. Il faut qu’on trouve des sponsors alcool, ce qui n’est pas une tâche hypra facile.

J’a visité un plateau de soixante mètres carrés rue Cambon, fief historique de Coco Chanel, ce qui est probablement le justificatif du prix exorbitant de ces précieux bureaux : six mille euros par mois. J’ai répondu que c’était trois fois trop cher, la commerciale m’a vanté les mérites des services proposés par le centre d’affaire, je lui ai fait remarqué qu’hormis l’accueil des visiteurs et du courrier, tout était facturé en plus du prix de la location.

La double d’ouverture est vide. Je téléphone à tous les beaux annonceurs pour leur proposer à très bon prix, j’attends les réponses. La maquette est quasi validée, demandez-moi si vous souhaitez y jeter un œil. On termine la journée avec Sofia en bouffant des Kinder Country et en faisant des blagues au téléphone. La relève n’est pas assurée.



Genève

Journal de bord du lundi 26 novembre 2007

Pas de journal depuis plusieurs jours. Flemme et perte d’habitude, problèmes créés par cette tribune, pas de temps, oubli. Quelques personnes me le notifier, dont Camille, ainsi ai-je décidé de continuer, parce qu’elle le suit et me dit, à raison, sincèrement ce qu’elle en pense. Camille est-elle ma Nanouch ? Cette question rhétorique est un peu prétentieuse. Il s’est passé des choses, oui. J’ai picolé mercredi soir, un anniversaire, jeudi soir, les joailliers de la place Vendôme faisaient tous un cocktail, vendredi soir, Paloma organisait un petit verre chez elle, samedi soir, Lisa donnait sa soirée de Thanksgiving. Dimanche rien, je me suis couché avant de finir le film pourri de TF1, aujourd’hui rien, trop lessivé par ma journée passée à la préfecture. Faire un passeport d’urgence dans une préfecture, c’est accéder à un autre monde. Un scientifique qui serait entré en contact, après cinquante ans de recherches laborieuses, avec des extraterrestres aurait eu la même sensation. A la préfecture, il y a six (pas cinq, pas quatre, six) gendarmes derrière le portique de sécurité, pour vérifier qu’il n’y a pas de bombe sous votre manteau. Derrière le standard qui ne sonne absolument jamais, il y a deux standardistes dont une qui est en pause (elle discute avec l’un des gendarmes du portique). Le service en charge des passeports est tout au fond du couloir, qui est par ailleurs en travaux. Là, deux personnes s’occupent d’enregistrer la totalité des demandes de passeports et cartes d’identité. Il y a pourtant quatre postes, mais je ne fais auune réflexion. J’ai oublié de préciser que sur ces deux personnes, il y en a une qui s’est levée pour prendre un café avec sa copine du service d’à côté. Je me dirige donc, après une demi-heure d’attente, vers celle qui est disponible. Un peu rêche, elle a un mal fou à imaginer que je puisse être mon propre employeur. Le certificat qui atteste que j’ai besoin de quitter le territoire pour raisons professionnelles n’a donc a ses yeux aucune valeur. Je passe ainsi un peu plus de cinq heures à batailler entre les différents fonctionnaires (qui, à 16h30, commencent à ranger leurs affaires et s’apprêtent à mettre leur manteau) pour finir par obtenir un passeport, valable un an. Je l’arrache quasiment des mains de la dernière combattante.



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